La Petite Princesse et le Beau Jeune Homme

Publié le par Anne C

Chapitre 1 : Un jour jadis


Il était une fois une Petite Princesse et un Beau Jeune Homme.

 

Cette Petite Princesse était jeune et pleine de joie de vivre, connue dans tout le Comté pour organiser les bals les plus exubérants, les soirées les plus folles. Elle était assez jolie et ses prétendants se bousculaient au cours de ces soirées de festivités pour attirer son attention. Toutes sortes de prétendants, des princes, des paysans, de vieux manants, de jeunes cerfs. Pourtant la Petite Princesse ne semblait y prêter attention. Elle mettait un point d’honneur à ce que ses invités passent de bons moments, à ce que tout le monde rie et festoie, mais une fois la représentation terminée, elle se retirait seule dans ses appartements, loin de tous.

 

Tous les jours la Petite Princesse à heure régulière avait pris l’habitude de se mettre à sa fenêtre : c’était un rituel pour elle, qu’elle ne manquait jamais. Tous les jours à la même heure, elle s’avançait vers son balcon et scrutait l’horizon. La raison en était simple : tous les matins, du haut de son château, elle voyait le beau Jeune Homme passer au loin. Tous les matins elle attendait qu’il traverse les prés. Très souvent il faisait un bout de chemin avec des paysannes qui croisaient sa route. Ces filles de joie semblaient vouloir le retenir dans la vallée, usant et abusant de leurs atouts, mais il n’avait jamais rebroussé chemin, jamais hésité, jamais fait demi-tour. A chaque fois il leur accordait le temps de bavarder avec elles, puis continuait son chemin. La Petite Princesse ne savait qui il était, ni ce qu’il faisait, mais rien au monde n’aurait pu lui faire manquer son passage. De loin elle l’observait, il partait toujours dans la même direction : la Montagne. De sa fenêtre la Petite Princesse était à la fois intriguée et amusée. Qui était-il ? Pourquoi se dirigeait-il tous les jours vers la Montagne ? Qu’y faisait-il?.

 

Ce matin là, comme à son habitude, elle s’était installée à sa fenêtre pour voir le Beau Jeune Homme passer. Ce matin là, comme tous les autres matins, elle le vit s’avancer, fidèle à lui-même, marchant d’un pas léger vers la Montagne. A sa vue, elle ne put s’empêcher de sourire, comme soulagée. Il passait relativement loin du château, elle avait du mal à le distinguer, mais quelque chose dans sa démarche, quelque chose qui émanait de lui, lui laissait penser que ce jeune homme n’était pas comme les autres…

 

Chapitre II : La rencontre

 

Un jour comme tant d’autres pourtant, quelque chose d’impensable se produisit. Alors qu’elle était à sa fenêtre et qu’elle attendait que le Beau Jeune Homme ne passe ; alors qu’il partait vers la Montagne comme tous les autres jours, il se retourna soudainement et, d’aussi loin qu’il était, fit face à la Petite Princesse et la regarda pendant de longues minutes.

La Petite Princesse paniquée à la vue du Beau Jeune Homme en train de la fixer, quitta précipitamment sa fenêtre et courru se réfugier dans sa chambre. Que s’était-il passé ? L’avait-il regardée ? Pourquoi l’avait-il regardée ? Pourquoi avait-il sourri ? Elle qui se croyait à l’abri dans son château, invisible, se demanda soudain comment il avait pu la remarquer.

Le lendemain de cette mésaventure, qu’elle ne savait classer comme heureuse ou non, et après une longue hésitation, elle décida de retourner à sa fenêtre. Après tout elle avait peut être imaginé tout cela. Et, du haut de son palais, elle attendit que le Beau Jeune Homme ne passe, comme à l’accoutumée.

 

C’était une belle journée, le soleil lui caressait le visage, l’air sentait bon la forêt alentour. Il était encore tôt mais pourtant, déjà, s’annonçait ce genre de journée grisante, douce-heureuse et paresseuse.

Alors qu’elle cherchait du regard le Beau Jeune Homme avec un brin d’appréhension, la Petite Princesse entendit un bruit dans les buissons, juste en dessous de sa fenêtre. Elle se pencha pour en découvrir l’origine, et là, quelle ne fût pas sa surprise de découvrir qu’il était là !! Juste en dessous de son balcon, le Beau Jeune Homme était là, debout, et il la regardait.

 

La Petite Princesse pivota immédiatement pour se retrouver à l’interieur de sa chambre, dos à la fenêtre. Pourquoi était-il là ? Que voulait-il ?

-         Psssssttt !!! Petite Princesse !! Etes-vous là ??  souffla le Beau Jeune Homme

« Mon Dieu , pensa la Petite Princesse, que dois-je faire ? Ne serait-il pas imprudent de répondre? Ne serait-il pas impoli de ne pas répondre? »

-         Pssssstt !!! Jolie Petite Princesse !! continua le Jeune Homme, « Venez à votre fenêtre ! Ma main est blanche et ne vous veut aucun mal. »

 

Chapitre III : L’accroche

 

Après quelques hésitations, la Petite Princesse s’avança à pas lents jusqu’à sa fenêtre et le vit, là, juste en dessous du parapet.

-         Que me voulez-vous ? Vous m’importunez, j’étais très occupée, mentit-elle.

-         Jolie Petite Princesse, je n’attends qu’une chose de vous : celle que vous désirerez m’offrir. Je vous vois, tous les jours, du haut de votre château, je vous vois au loin tous les matins et la simple pensée que de m’y attendre, me réjouit. Elle rend mon chemin vers la Montagne plus court et mon pas plus léger.

-         Ah tiens ? Vous passez tous les jours ? Je n’avais pas remarqué, mentit de nouveau la Petite Princesse. « Pourtant, maintenant que vous me le dites, il est vrai que je me rappelle avoir vu quelques fois une vague silhouette, qui pourrait être la vôtre, et qui partait direction de la Montagne. A ce sujet, si c'est vous, je me demande bien pourquoi vous vous y rendez tous les jours…

-         Jolie Petite Princesse, répondit le Beau Jeune Homme, je ne pourrais mieux vous l’expliquer qu’en vous y emmenant avec moi….

 

La Petite Princesse, toute rougisseante, sentit soudain sous sa robe son cœur qui battait à tout rompre. Cet inconnu qu’elle observait tous les jours, de loin, était venu à elle et semblait décidé à la conquérir. Elle ne savait trop que faire, ni que lui répondre. Son cœur qui s’emballait lui criait de donner suite à ses avances, de se prêter au jeu, mais sa raison, toujours vigilante, lui ordonnait de refermer immédiatement la fenêtre et de le laisser repartir.

 

Hésitante, elle décida néanmoins de continuer la conversation.

-         Monsieur, je vous trouve bien téméraire de venir chanter sous ma fenêtre. Vous ne manquez ni de de courage, ni d’audace. Et pour cela je vous accorde toute mon estime. Néanmoins, je ne peux vous suivre dans la Montagne et j’espère que vous comprenez.

-         Jolie Petite Princesse, renchérit le Beau Jeune Homme, qui s’était allongé dans l’herbe, les bras croisés derrière la nuque et la regardait en souriant. « Je suis tout à fait disposé à comprendre et accepter vos raisons. A la condition que vous me les expliquiez. »

 

Décontenancée, la Petite Princesse fronça les sourcils, se passa l’index sur le menton, soupira, et, le regardant droit dans les yeux, décida de se lancer….

 

Chapitre IV : Les aveux

 

-         Monsieur, je ne souhaite plus escalader cette Montagne. Il y a quelques années de cela, j’ai tenté de le faire. J’étais heureuse et pleine d’insouciance à cette époque. Je suis partie là-bas, pleine d’entrain, et certaine que j’en atteindrais le sommet sans peine. J’étais jeune, j’avais des forces et la vie me souriait. Mais en chemin, je me suis retrouvée seule, et je me suis perdue. Je suis restée longtemps, si longtemps, à errer seule dans la Montagne. Il était tard, je voulais faire demi tour, mais je ne savais plus comment rentrer chez moi. Il faisait nuit, il faisait froid. J’ai eu peur, si peur... J’ai cru que jamais je ne pourrais en sortir. J’ai cru que jamais je ne retrouverais mon chemin. Il m’a fallu du temps, beaucoup de temps, pour me retrouver. Après des jours qui me parurent des années, après un parcours qui me parut sans fin, j’ai finalement rejoins la rive, blessée, fatiguée mais en vie. Depuis que je me suis perdue dans cette Montagne, j’ai trop peur d’y retourner. Je n’ai plus ce courage qui m’avait porté jadis. Je la regarde, au loin, j’ai parfois envie d’y retourner, mais je ne veux plus risquer de me perdre de nouveau. J’avoue que je me sens bien ici, dans mon château… Ses murs sont épais, ils me protègent. Rien ne m’effraie ici. J’y suis seule, certes, mais j’y suis en sécurité.  C’est une forteresse solide qui me convient. La lumière y est toujours allumée et je n’y laisse entrer que ceux que j’aime et qui me veulent du bien. Quant aux autres, ils restent au dehors. Ici il fait chaud, mes murs sont colorés, la musique est douce et les bougies dansent. Je m’y sens bien. Il est vrai qu’il m’arrive souvent de penser à la Montagne, à ses reliefs, à sa beauté qui vous enivre, à ses sommets vous donnent le vertige, il m’arrive souvent de me demander à quoi elle ressemble vue d’en haut, de me demander si je serais prête, un jour, à tenter de la gravir à nouveau… Mais j’ai eu trop peur là-bas, trop froid, si froid. Je n’y suis pas prête. Je n’y retournerai pas. Jamais.

 

Le Beau Jeune Homme s’était assis à présent. Il avait écouté la Petite Princesse parler et la regardait sans rien dire. Pendant quelques secondes ils restèrent en silence, chacun dans ses pensées…

 

La Petite Princesse avait les yeux baissés. Elle se sentait mal à l’aise de s’être livrée à cet inconnu. Mais quelque chose dans son regard, posé sur elle, la rassurait…

 

Au bout de quelques minutes, le Beau Jeune Homme se leva, s’avança de quelques pas et, tout en souriant, lui dit :

 

-         Jolie Petite Princesse… L’expérience que vous avez eu de la Montagne ne doit pas vous empêcher d’y retourner. .. Moi-même je m’ y suis perdu, souvent, parfois pendant quelques heures, parfois pendant quelques siècles. Mais j’ai appris que gravir cette Montagne était ce qui me rendait heureux… Parfois, quand je m’y rends, le temps est gris, le vent est froid et je rebrousse chemin … Parfois je suis fatigué, j’ai mal… Parfois elle m’effraie, parfois elle  me sème. Mais je continue de m’y rendre… Encore et encore… Parceque je sais qu’un jour, je la gravirai cette Montagne, jusqu’au sommet. Je sais qu’il y fera beau, qu’il y fera chaud, que le voyage sera doux et agréable.. Et je sais que ce jour là, quand j’atteindrai le sommet, je serai heureux, pour toujours… J’y crois tellement, j’y crois si fort, que mes experiences passées ne peuvent me freiner, douloureuses ou non, elles ne me rendent que plus fort pour en braver les obstacles.  

 

La Petite Princesse avait écouté… Elle était perturbée par la force et la Foi qui émanaient du Beau Jeune Homme. Lui aussi s’était perdu, lui aussi avait eu froid et avait eu peur. Pourtant il n’avait pas abandonné, il avait le cœur pur, l’esprit serein, et sourait au destin…

 

-         Jolie Petite Princesse, continua le Beau Jeune Homme, je vous emmenerai dans la Montagne. Je ne sais pas si nous atteindrons le sommet ensemble, mais je vous promets de ne jamais, jamais vous y laisser seule. Je ne vous laisserai jamais avoir froid, encore moins avoir peur,  je ne vous laisserai jamais en arrière et chaque jour que nous marcherons ensemble et gravirons cette Montagne, je vous donnerai l’envie d’avancer avec moi le lendemain encore…. Jolie Petite Princesse… je voudrais que vous fermiez les yeux… et que vous me laissiez vous guider…

 

La Petite Princesse soupira. Elle qui était Reine en sa demeure ; elle, si sure d’elle dans son palais ; elle, si connue dans son royaume pour danser jusqu’au bout de la nuit ; elle, reconnue pour n’avoir peur de rien, ni de personne… elle était déstabilisée…Elle savait. Elle savait qu’elle allait sortir de sa forteresse. Elle savait qu’elle allait faire le pas. Elle allait faire confiance à ce Beau Jeune Homme et s’aventurer hors de ses murs protecteurs…

 

La nuit était tombée.. La Petite Princesse regardait au loin.. La Montagne était là, imposante, inchangée, noire, lugubre… Son cœur battait à tout rompre.. Ses angoisses remontaient à la surface… Mais en baissant les yeux, son regard se posa sur le  Beau Jeune Homme. Il était là, grand, beau, fort, il souriait toujours, il la regardait, les yeux confiants… Il savait, il savait qu’elle l’accompagnerait….

 

Chapitre V : La Montagne

 

Le lendemain, la Petite Princesse et le Beau Jeune Homme partirent donc à l’ascension de la Montagne.

Dès le début de l’aventure, ils semblaient tous deux comblés par la présence de l’autre… Le Beau Jeune Homme était particulièrement attentionné.. il regorgeait de mots tendres et de tours de magie pour faire sourire sa Princesse. Chaque jour il la reveillait en douceur, sa main était toujours dans la sienne. Chaque jour il la faisait rire et l’aidait à avancer. La Petite Princesse quant à elle, au début, avait été hésitante. Bien qu’elle tentait de le lui cacher, elle était terrifiée. Au moindre bruit elle sursautait. Quand la nuit tombait elle sentait l’angoisse monter en elle ; quand le Jeune Homme s’éloignait de quelques pas, elle sentait sa respiration s’accélérer, son souffle qui venait à manquer. Dans ces moments de doute, il lui arrivait parfois de faire demi-tour, de rebrousser chemin, les mauvais souvenirs remontaient à la surface et la sécurité de son château lui manquait…

Mais le Jeune Homme n’avait pas l’intention d’abandonner. A chaque obstacle que la Petite Princesse mettait sur sa route, à chaque fois qu’il sentait qu’elle doutait, il redoublait d’attention et d’affection. A chaque sursaut de sa belle, sa main se resserrait d’autant plus.

 

Petit à petit, jour après jour, ils avançaient plus loin et plus haut dans la Montagne. Plus leur chemin s’allongeait, plus ils apprenaient à se connaître, à se comprendre, à s’apprécier. Ils prenaient du plaisir à être ensemble et se complétaient à merveille. Lui était posé et confiant, elle était vive et malicieuse.

 

La Petite Princesse se sentait, peu à peu, respirer de nouveau… Loin du froid, de la nuit et de ses démons, auprès de son Beau Jeune Homme, elle commençait à trouver la Montagne belle, elle se surprenait même à en regarder le sommet en souriant.. Car auprès de son Beau Jeune Homme, il ne lui semblait plus si effrayant, ni si inaccessible….

 

Chapitre VI : Le sommet

 

Il semblait que le Ciel ait décidé de donner un coup de pouce à ces deux là… Les journées étaient belles et chaudes, l’air était pur et les oiseaux qui se chamaillaient virevoltaient à tout va. La Petite Princesse et le Beau Jeune Homme avançaient, sans faillir, vers le sommet de la Montagne. Ils riaient beaucoup ensemble, prenaient soin l’un de l’autre et s’apportaient mutuellement de l’amour et du plaisir.

 

Le trajet fut si agréable qu’ils atteignirent le sommet sans même s’en rendre compte.. Et alors que la nuit tombait, au sortire d’une forêt, ils l’aperçurent... enfin….. Ils avaient, ensemble, atteint le sommet de la Montagne.

 

Arrivés tout en haut, ils marchèrent encore quelques pas et s’avançèrent jusqu’au plus haut des rochers. Leurs mains se serraient très fort, émus, ils ne parlaient plus… C’était la fin de leur périple, mais ils savaient que de là-haut ils avaient gravé dans cette Montagne leur histoire… Emplie de rires, de larmes, de leurs étreintes, de leurs doutes, de leurs secrets…. Et que la fin de ce voyage marquait le début d’un autre …

 

Ils s’assirent sur le rocher, ensemble. Le Beau Jeune Homme passa son bras autour des épaules de sa Petite Princesse qui se blottit contre lui. Ils regardaient tous deux en direction de la vallée, en contrebas. La nuit était belle, le vent était chaud, les insectes alentour murmuraient un air rassurant. Leurs cœurs étaient sereins ; leurs respirations lentes ; leur sourire doux …

 

Chapitre VII : Epilogue

 

D’aussi haut qu’ils étaient, ils pouvaient voir toute la vallée en contrebas. Ils voyaient les lumières des villages, ils voyaient les feux de joie allumés par-ci par-là. Ils voyaient la vie dans les chaumières.. Ils voyaient la Terre entière.

« Tu vois ma Jolie Petite Princesse, murmura le Beau Jeune Homme à son oreille, je t’avais bien dit que la Montagne était belle et que je te mènerais sans encombres à son sommet…

-         Oui, tu avais raison, répondit en souriant la Petite Princesse. Je comprends maintenant ce qui te donnait tant de courage pour partir vers la Montagne tous les jours… C’est si beau ici, l’air est si doux… Je me sens si bien avec toi…Je n’ai plus peur. Je voudrais rester ici, pour toujours… et regarder la vallée en bas, les villages et la vie qui s’y passe, blottie dans tes bras…

-         Ma Jolie Petite Princesse.. Moi aussi je suis heureux d’être avec toi.. Tu es ma belle, et rien ne m’est plus doux que d’être ici au sommet de la Montagne avec toi… Mais je ne pourrais pas y rester …

-         Mais mon Prince, pourquoi dis-tu cela ? demanda la Petite Princesse en fronçant les sourcils. Je suis bien ici avec toi, je suis heureuse, je me sens plus vivante et plus sereine que je ne l’ai jamais été… Pourquoi donc veux tu partir ??

-         Ma Jolie Petite Princesse, je sais que le sommet de la Montagne est merveilleux et que la vue de la vallée en bas est superbe, répondit doucement le Prince en souriant. Mais ce n’est pas ici que je voulais aller.…

-         Mais je ne comprends pas !! J’étais dans mon château en bas dans la vallée, j’étais en sécurité. Mais tu m’as convaincue de venir avec toi et, malgré mes peurs, malgré mes doutes, j’ai accepté de te suivre. Nous avons fait tout ce chemin ensemble, nous avons gravi la Montagne, nous avons fait tout ce chemin ensemble ! Nous sommes à présent à son sommet, et tu ne souhaites pas rester ici avec moi ?? Mais dis moi ?? dis moi ce qu’il y a de plus beau que d’être ici, ensemble ? Dis moi ce qu’il y a de plus magnifique que de regarder la vallée en bas, la vie qui s’y passe ? Dis moi ce qu’il y a de plus haut que le sommet de cette Montagne ?? Ou peut être que tout simplement tu n’oses pas me dire que tu t’es trompé, que tu souhaites faire demi-tour et me quitter…

 

Au coin des yeux de la Petite Princesse commençaient à perler des larmes..

 

Le Beau Jeune Homme était resté silencieux, il la regardait avec douceur et affection. Il sourit. Lentement, doucement, sa main s’approcha du visage de la Petite Princesse.. Délicatement, ses doigts se glissèrent sous le menton de sa Belle… La Petite Princesse ferma les yeux… Lentement, très lentement, il lui releva le visage.... Et, quand il retira sa main, tout doucement, elle les rouvrit.

 

Dans la nuit noire, la Petite Princesse comprit. Elle comprit ce dont son Beau Jeune Homme lui parlait…

 

Et, à son tour, elle sourit…

 

Bien au-delà de la Montagne, bien au-delà des ombres… Des centaines de milliers d’étoiles…

 

- FIN -

 

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans Zamours

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antoine benezeth 02/02/2010 17:45


Egalement ; cet extrait d'écrit anonyme (Ed.Allia)


Il n'est rien de plus savoureux 
Sinon lorsque l'Epoux vous touche
Et donne un baiser de sa bouche,
De sa chaste épouse amoureux.

Lorsqu'une âme arrive à ce point,
Comme en une eau suave un navire,
Elle se perd, elle chavire
Et ne peut s'avancer plus loin.

Ce baiser, d'une douceur rare,
Malgré sa grande brièveté,
Est d'une telle intensité
Que l'âme de soi s'y égare. 

Cordialement.
AB 


marine 07/12/2009 18:28


Il y en a plein de petites princesse....j'en fait parti !!!! Alors, bon même si cette montagne moi aussi m'agace et m'a fait du mal....Je sais qu'un jour j'aimerais bien la remotner mais pas pour
des prunes !!!! FAut pas déconner ! Gros bisous ma chérie !!! Encore d'autres !!!!


CciL 06/12/2009 02:35



Le plus important au final je pense, est de ne pas douter de soi et de l autre
Oublier ses peurs et faire confiance en l'autre pour ouvrir les yeux dans ce noir et realiser le bonheur que l on a et que l on aura avec et grace a l autre
Et la la vie nous sourit...;)
Merci ma chérie....pour nous faire realiser l essentiel